Histoire de la Commune

Histoire de la Commune
Les objets de pierres polies trouvés sur le territoire de Saint-Florent-des-Bois permettent de supposer l'existence d'une population à une époque assez ancienne (néolithique) : haches à la Proutière, grattoir en silex à la Barre, mégalithes disparus mais dont certains vestiges ont été trouvés. Des sous-terrains refuges sont signalés aux villages de Pied-Doré et de la Proutière, des restes d'enceintes aux Fossés.

Origine du nom

Sanctus Florencius de Bosco (1099 - cartulaire du bas poitou).

Santus Florencius (XIVème siècle - 1533 grand Gauthier).

L'additif "des bois" ajouté par la suite indique probablement de grandes étendues de forêt à cette époque.

Pendant la Révolution Française, les "Saints" "Château" "Comte" "Croix" étaient bannis. Saint-Florent-des-Bois s'appelait alors Bois Milon.

Châtellenie

A l'époque féodale, Saint Florent est le siège d'une seigneurie, avec un château seigneurial disparu dès le XVIe. A la fin du même siècle, en 1780, René Chessé, du bourg de Saint Florent déclarait "une maison nouvellement construite nommée la Grande-Maison". Cette seigneurie devient châtellenie relevant de la baronnie de la Chaize-le-Vicomte, avec droit de haute, moyenne et basse juridiction sur toute son étendue. Mais par défaut d'officiers on plaidait à la Chaize. Le seigneur y exerçait un droit de sergentise s'étendant sur les paroisses de Saint Florent, Thorigny, la Limouzinière, le Bourg-sous-la-Roche.

Dépendaient de cette châtellenie les hébergements nobles d'Avau et de la Maisonneuve, les fiefs des Gastineaux au village des Gastines, le fief du Bourg, le fief commun, une partie du fief de l'Imbretière, le fief et la chapellenie de la voûte (la Chapelle de la Voûte se situait au milieu du bourg), le fief Buffleteau, divers tènements aux villages de la Viallière et de la Vlinière, etc.

A la fin du XIVe siècle, Jehan de Pont de Vie est seigneur de Saint Florent et Château Fromage. Sa fille Jeanne apporte ces terres, vers 1416, à Jacques de Bessay, par mariage. Leur petite fille, Marie de Bessay, dame de Saint Florent, mariée en 1473 avec Jehan de Saligné, seigneur de la Lardière, fait ainsi entrer cette seigneurie dans cette famille qui l'incorporera à la seigneurie de Badiole (XVIe siècle), puis au marquisat de la Chaize (1696).

Parmi les seigneurs d'Avau, citons René Boisson, seigneur de la Bousle, en 1595 ; son fils Pierre Boisson, seigneur de Boislambert en 1605 ; puis en 1625, Jacob Boisson, Seigneur de la Barre Blanchère et ses descendants jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.

De nos jours seuls les châteaux de la Barre Blanchère et de la Vergne Duval subsistent, ce dernier reconstruit au XIXe siècle. Trois très anciennes demeures seigneuriales sont cependant encore debout : celles de l'Imbretière, de la Proustière et de l'Inaudière. Une quatrième, celle du Plessis-Sallo, a été démolie vers 1954. Il s'y trouvait sur un mur une peinture retraçant la généalogie des Sallo.

Paroisse

La fondation de l'église remonte au XIe siècle. Lors de la reconstruction de Saint Nicolas de la Chaize par Pierre II, évêque de Poitiers, le vicomte Aimeri de Thouars en fait donation aux moines de Saint Florent le Veil, près de Saumur (1099).

Le XIIe siècle nous fournit de nombreuses indications sur l'église de Saint Florent : ce sont des bulles accordées par les souverains pontifes à l'abbaye de Saumur qui mentionnent les possessions (Saint Florent des Bois et la Chaize) et les privilèges.

L'église de Saint Florent des Bois fut brûlée par les protestants "peu de jours avant la Pencoste 1568 ", et pillée par les colonnes infernales en 1794. L'église actuelle, construite entre 1857 et 1863, a la forme d'une croix latine. Le chœur et le sanctuaire sont voûtés. Elle fut restaurée intérieurement en 1963.

Anciennes familles et célébrités

Les Jousbert, Seigneurs du Plessis Tesselin, puis Baron du Landreau aux Herbiers (XVII et XVIII siècles) ; Boisson de la Couraisière, Seigneurs de la Barre Blanchère (XVII et XVIII siècles) ; Duval , sieur de la Vergne (XVIIIe) ; de Sallo, Seigneur du Plessis Sallo (XVII et XVIIIe) ; Cothereau (fief du Bourg) (XVII et XVIIIe).

Chessé (XVII et XVIIIe) ; famille du Général Guyot de Lespars.

A la Révolution, la Barre Blanchère était habitée par Mme de la Rochette, née Boisson de la Couraisière. Sa fille Suzanne-Marguerite-Adélaïde Poictevin de la Rochette, surnommée "l'héroïne vendéenne ", joua un rôle important dans l'armée vendéenne du Centre.

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